Toutes les aides seniors

Toutes les aides pour seniors

Le maintien à domicile est l’un des sujets les plus préoccupant pour les personnes âgées. Le temps passant est souvent synonyme de perte d’autonomie et la question qui taraude l’esprit de chacun est : à partir de quel âge devrais-je aller en maison de retraire ? Le plus tard possible, espérons-nous tous dans notre esprit. Il existe de nombreuses aides sociales qui permettent à nos seniors (et à nous plus tard, ne l’oublions pas) de rester dans le douillet cocon de sa maison. La perte d’autonomie, existante, est malgré tout compensée par des aménagements spécifiques afin de faciliter son déplacement et limiter les risques de chute par exemple. Il s’agit aussi d’aides financières pour permettre aux moins aisés, à la retraite ou non, de pouvoir continuer à payer son logement ou ses frais de santé.

Liste détaillée des aides seniors

L’APA

L’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) est un versement qui permet de payer les dépenses liées à la perte d’autonomie. Versée par le conseil départemental, elle permet aux bénéficiaires de payer :
– des prestations d’aide à domicile (personne aidant au lever, coucher, à la toilette, aux courses, aux repas ou à l’entretien du linge),
– du matériel dédié (téléassistance, barres d’appui, montes-escaliers),
– des travaux d’aménagement intérieur plus pratiques,
– les transports en commun,
– des fournitures hygiéniques (couches, savons).

L’APA est l’une des aides les plus répandues en France pour les personnes âgées. Elle est attribuée par le conseil départementale. Son obtention ne dépend pas des revenus contrairement à son montant. Pour en bénéficier, il faut être âgé de plus de 60 ans, résider en France de façon stable et régulière et être en perte d’autonomie. La perte d’autonomie est évaluée par des professionnels sur une échelle (GIR) de 1 à 6 de façon décroissante. Les GIR (Groupe Iso-Ressources) éligibles à l’APA sont les groupes de 1 à 4.

Si toutes les conditions d’obtention sont remplies, une nouvelle évaluation s’effectuera au domicile des bénéficiaires pour déterminer les besoins d’aides et l’accompagnement dont ils ont besoin (nombre d’heures d’aides accordées, montant des aides, participation restante sur travaux).

Le montant attribué dépend des revenus des personnes concernées, du coût des aides dont elle a besoin et de son GIR. Plus les revenus sont faible, plus le montant de l’APA sera élevé et la participation personnelle faible.
Les montants maximum qui peuvent être versé sont les suivants :
– GIR 1 : 1719,93€/m
– GIR 2 : 1381,04€/m
– GIR 3 : 997,85€/m
– GIR 4 : 665,60€/m

La demande d’aide se fait auprès du conseil départemental, auprès de sociétés de services d’aide à domicile ou auprès de centres communaux d’action sociale.

Malheureusement certaines personnes ne peuvent pas bénéficier de l’APA mais ont tout de même besoin de’aide (notamment les personnes évaluées en GIR 5 et GIR 6). C’est pourquoi d’autres aides existent pour palier ce défaut.

Aides hors APA

Aide-ménagère à domicile

Avec la perte d’autonomie, même jugée moindre en tant que GIR 5 ou 6, les personnes âgées ne peuvent plus effectuer certaines tâches « basiques » comme faire le ménage ou porter les lourdes charges des courses. L’aide-ménagère à domicile pourra alors financer l’intervention d’aidants pour ces tâches.

Pour en bénéficier, il faut être âgé de 65 ans minimum, avoir des difficultés à accomplir les tâches ménagère majeures, avoir des ressources mensuelles inférieurs à 803,20€ pour une personne seule et 1246,97€ pour un couple et enfin ne pas bénéficier de l’APA.

Habilité par le conseil départemental, c’est le Service d’aide à Domicile qui effectuera les tâches confiées par les bénéficiaires. La demande d’aide-ménagère se fait auprès de sa mairie ou son centre communal d’action sociale.

Les caisses de retraite

Les caisses de retraite vont aussi aider les plus fragilisés qui ne bénéficient pas de l’APA. La meilleure façon de connaitre leurs aides est de s’adresser à sa propre caisse de retraite.

Elles vont pouvoir à la fois fournir des aides à domicile (courses, ménage, livraison de repas), à l’hospitalisation, à la sécurité (téléalarmes, aménagement spéciaux) ou pour une difficulté spontanée (déménagement, deuil, …) mais aussi des conseils sur la prévention (à base d’atelier nutrition, mémoire, équilibre) ou la retraite (comment bien l’appréhender et la vivre).

Les aides au logement

En plus des aides concernant la perte d’autonomie, des aides au logement existent pour épauler les personnes qui le souhaitent. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’y a pas d’âge minimum pour bénéficier de l’Aide Personnalisée au Logement (APL) ou de l’Allocation de Logement Sociale (ALS).

L’APL est disponible pour les personnes locataires ou sous-locataires d’un logement conventionné par l’État. Cette aide est soumise à un barème conditionné notamment par la composition de son foyer, le montant de ses revenus (ou de son rattachement fiscal), le montant de son loyer et son lieu de résidence.
Le montant perçu par la CAF est propre à chaque personne en fonction de ces critères. Il suffit d’accéder au simulateur de la caf.fr pour avoir une estimation de ce montant. Comme l’estimation, la demande d’APL se fait en ligne.

L’allocation de logement sociale (ALS) est quant à elle adressée aux personnes ne pouvant bénéficier ni de la CAF ni de l’ALF (Allocation de Logement Familiale, dans les cas où vous bénéficiez de prestations familiales ou avez une personne à charge). Elle concerne toutes les personnes ne touchant pas les aides précédemment citées, locataires, sous-locataires ou résidents en foyer de style Ehpad. Son montant varie en fonction de la composition du foyer et de lieu de logement. Sa demande se fait aussi via simulation sur la caf.fr.

Enfin, les aides extralégales des mairies (ou conseils départementaux) peuvent aller un peu plus loin en administrant des aides financières ou en nature. Attribuées au cas par cas, elle revêtent l’aspect pécuniaire pour des frais exceptionnels ou factures impayées mais aussi un aspect plus pratique comme l’aide à domicile, l’hébergement temporaire ou l’accueil de jour. Pour en bénéficier, il suffit de se rendre à la mairie de sa commune.

Les aides pratiques

Adapter son logement

Vieillir ne signifie pas forcément aller en maison de retraite ou en Ehpad. Il suffit parfois de réaménager l’intérieur de sa maison pour continuer à y vivre tranquillement.

C’est l’Agence Nationale de l’Habitat qui accorde ce coup-ci des aides pour procéder à ces aménagements. Toujours en fonction des revenus du foyer concerné, l’ANAH va pouvoir verser jusqu’à 50% du montant total des travaux HT (avec un maximum de 10 000€).

Aménagement du domicile

On parle ici d’installation de douche plein pied avec siège mural, de volets ou de lumières automatiques, de revêtements antidérapants, de WC surélevés ou encore de monte-escaliers.
Bien qu’une partie des travaux soit à votre charge, la possibilité de rallonger son temps de vie dans sa propre maison est clairement séduisante. D’autant plus si cette décision est épaulée par sa propre caisse de retraite, qui pourrait participer à ces frais. Dans tous les cas, il faut leur demander pour le découvrir… une bonne surprise est possible.

la téléassistance

La téléassistance c’est la possibilité d’alerter les secours en cas de chute dans son domicile ou son jardin. Ce dispositif permet donc aux urgences de venir secourir les accidentés, qu’ils soient conscients ou inconscients à l’issue de la chute.
Très pratique pour les personnes vivant seule, de nombreux systèmes sont à disposition sur Internet. Il est conseillé de privilégier les dispositifs fonctionnant aussi bien en intérieur qu’en extérieur et avec un délai de prise en charge des secours rapide.

L’achat et les mensualités liés à un détecteur de chute de type télé-alarme bénéficient d’une réduction d’impôt de 50%. Intéressant à savoir, l’intégralité du coût de téléassistance peut-être pris en charge par l’APA.

Le contrat aidé

L’emploi senior est quelque chose de rare aujourd’hui. En effet, les entreprises se refusent à employer des personnes âgées, soit parce qu’elles sont proche de la retraite et auront donc un temps de présence réduit, soit parce qu’elles ne sont pas assez qualifiées. Bien que les recrutements ne doivent légalement pas être discriminatoire, le taux de chômage de la tranche 55-64 ans se situe autour des 50% en 2017.

Les contrats aidés ont donc été créés, en partie, pour permettre à des personnes avec difficulté d’insertion professionnelle de pouvoir passer le cap. Ces contrats disposaient d’un cadre juridique dérogatoire pour les employeurs avec moins de charges à payer. Supprimés début 2018, ils ont laissé la place à un nouveau contrat, le Parcours Emploi Compétences. La différence avec le contrat aidé, c’est qu’il doit être de minimum 9 mois et met l’accent sur, vous l’aurez deviné, l’acquisition de compétences durables.
Les employeurs sont d’ailleurs sélectionnés par le ministère du travail pour limiter les abus de contrats sans suite comme c’était le cas pour sa version précédente.

Conclusion

Le temps qui passe n’estompe pas les plus beaux souvenirs. Malgré tout l’état physique n’est plus le même qu’à 20 ans et l’endurance s’affaiblie. Heureusement la maison de retraite n’est pas la destination obligatoire à cette perte d’autonomie : de nombreuses aides sont là pour que le maintien à domicile des personnes âgées soit le plus long et pérenne possible. APA, AMD, ALS, APL, ANAH, voilà autant d’acronymes qui sont synonymes de solutions, aussi bien financières que matérielles !

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