Syndrome post-chute

Comment reconnaître et traiter le syndrome post-chute ?

Le syndrome post-chute, c’est la dégradation des automatismes de la marche associée à l’apparition de troubles psychologiques suite à une chute. On pense trop souvent que la chute d’une personne âgée et les douleurs voire même les fractures qui s’ensuivent, sont une fin en soi, mais l’impact psychologique est peut-être encore plus conséquent.
Avec plus de 450 000 chutes répertoriées par an en France (donnée INPES), les chutes sont la première cause de décès accidentel des plus de 65 ans. De quoi évidemment alimenter ce syndrome et refuser de se lever si on a subit ce traumatisme…

Comment reconnaître ce syndrome ?

Évidemment, le meilleur moyen de lutter contre la chute, c’est de mettre en place des mesures de prévention et d’éduquer nos proches pour toujours plus de vigilance. Malheureusement ce n’est pas toujours suffisant et la chute finit toujours par arriver . Si cela peut s’avérer banal pour la plupart des gens, la première chute d’une personne âgée peut s’avérer traumatisante et représenter le point de rupture morale de cette personne. D’autant plus que selon la gravité de cette chute, elle peut se retrouver dans l’incapacité de se relever et giser ainsi un long moment sur le sol.

Cette chute, c’est la prise de conscience de son état de vieillesse. L’idée que ça peut recommencer s’installe alors lentement dans la tête. Il faut donc tout de suite épauler les personnes concernées, la peur étant la porte d’entrée du syndrome post-chute.

Sur le plan physique, le syndrome se constate par :
– une difficulté de maintenir la position assise,
– une perte d’équilibre debout (en appui sur les talons et le devant des pieds, les genoux fléchis),
– un pas de « patineur » (marche à petits pas sans lever les pieds).

Sur le plan psychologique, on constate une perte de confiance en soi l’acheminant dans le cercle vicieux du renfermement.

Les conséquences sur l’autonomie du patient sont sans équivoque : le sentiment de honte et de devenir un poids pour ses proches intensifie la peur de la rechute et conduit les patients à ne plus se lever du tout.

Les effets de ce syndrome peuvent néanmoins être contrés si le cas est pris en charge dès l’apparition des symptômes.

Comment traiter ce syndrome ?

Dès que la personne âgée parle de sa peur de chuter, il ne faut pas hésiter à consulter un professionnel de santé.

Attention à bien dissocier les 2 facettes du syndrome. Pour réparer l’aspect physique, on fera appel à un kinésithérapeute. De nombreux exercices seront à réaliser pour reprendre confiance en soi : comment se relever après une chute, se relever de sa chaise, exercices d’équilibre, de marche, … L’idée est aussi de se renforcer musculairement : des jambes solides pour un esprit sain.

Pour l’aspect psychologique, un psychothérapeute traitera les inhibitions subies par le senior ainsi que la potentielle dépression issue de cette situation.

Évidemment le processus de soin peut-être plus ou moins long, mais chaque personne prise en charge dès l’arrivée des symptômes a de fortes chances de pouvoir remarcher normalement.

Le syndrome post-chute est donc une réalité qu’il faut savoir appréhender et soigner. Il touche majoritairement les personnes âgées qui, potentiellement, se trouve dans des maisons spécialisées, permettant une vigilance permanente du personnel soignant et donc une potentielle prise en charge rapide dès l’apparition des premiers symptômes.

Happy grandma

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