PTI

Comment bien choisir son PTI

Parce qu’il ne s’agit pas seulement d' »équiper » ses collaborateurs d’un dispositif de Protection des Travailleurs isolés au regard de la loi, le choix d’un DATI est primordial pour assurer la santé physique et psychologique de ses employés. Entre système old school et raz-de-marée des smartphones, les solutions sont désormais multiples et ont d’ores et déjà prouvés leur efficacité.

À la base les DATI sont des boîtiers radio. Ils nécessitent la mise en place d’un réseau radio conséquent mais assurent une permanence du réseau, la détection et la transmission des alarmes de façon sécurisée et peuvent fonctionner dans tous les environnements. L’inconvénient c’est que ce système de PTI ancienne génération est encombrant et contraignant et que son acceptation par les ouvriers en plus de leurs autres outils de travail n’est pas toujours de mise.

Depuis le début des années 2010, les smartphones ont complètement révolutionné le marché de ces dispositifs et les progrès continus qu’ont connu ces appareils n’ont cessé de les rendre plus performants et par extension plus fiables. Flexible, moins coûteux et plus facile à faire adopter, le mobile et plus précisément les applications téléchargeables se sont imposées comme le produit phare pour les travailleurs isolés.

Le marché s’est donc métamorphosé en moins de 10 ans et propose des solutions qui, globalement, font toutes la même chose : détection de la perte de verticalité, envoi de la position GPS, envoi du SOS. Alors, sur quels critères doit-on se baser pour bien choisir sa solution ?

Comment choisir son DATI

Voici quelques règles à suivre pour bien choisir son PTI :

A) Déterminer quelle solution choisir : le boitier radio, stable mais encombrant, est un système éprouvé mais en perte de vitesse tandis que le smartphone a le vent en poupe, facile à utiliser et connectable à une montre ou un bracelet pour plus de fonctionnalités,

B) Réfléchir au mode d’adoption par les collaborateurs : Le meilleur des PTI qui n’est pas activé ne sert à rien ! Il faut que le dispositif soit accepté par l’ensemble des travailleurs. Il sera plus aisé de convaincre à l’aide d’un smartphone plutôt que d’un boitier limité à un usage. Ils ont en effet l’habitude d’en avoir un toujours sur eux. Avec l’application fonctionnant en arrière plan, le téléphone peut avoir d’autres usages professionnels… et parfois récréatifs (éventuellement déterminer les applications à bloquer).

Pouvoir désactiver manuellement l’application est aussi un enjeu crucial pour l’acceptation. Empêcher la désactivation de cette dernière pourrait conduire à un sentiment de flicage de la part des utilisateurs et s’avérer contre-productif. Laisser l’initiative d’activation ou de désactivation à ceux-ci leur permet d’en prendre le contrôle et donc de l’accepter plus facilement. Programmer les heures de déclenchement et d’extinction de l’application serait une option judicieuse.

C) Réfléchir à l’organisation des secours : qui doit être informé dans l’entreprise (quelle est la personne référente), quelles informations communiquer aux services d’urgence (dont les données dites sensibles comme les maladie, allergies, …), à combien de kilomètres sont-ils situés, comment faciliter leur logistique lors d’une intervention, …

D) Tester le dispositif : il faut réfléchir à tous les cas ou situations de travail existants afin de tester l’appareillage. Si on opte pour l’application, il est nécessaire de vérifier qu’il capte dans tous les endroits de sa structure. Aujourd’hui les antennes relais fleurissent partout et certains mobiles sont équipés de cartes SIM multi-opérateurs permettant une couverture réseau maximale.

E) Penser aux objets connectés : En cas de situation d’urgence, déverrouiller l’écran, chercher et rentrer dans l’application si elle tourne en arrière plan et cliquer sur le bouton « secours » peut s’avérer trop lourd. Certains dispositifs proposent donc des objets connectés comme des montres ou des bracelets, équipés de boutons d’alerte, permettant d’avertir les urgences d’un simple geste.

Conclusion

La dématérialisation du PTI a donc été un tournant adopté par la majorité des industriels. Pratique, solide, facilement changeable, les solution pleuvent sur Internet. Mais attention, il faut se poser les bonnes questions : comment, pour qui, où et avec qui ? Les différences techniques des dispositifs sont peu observables mais leur ergonomie et leur mise en place diffèrent d’un produit à l’autre. Ce qu’il faut, c’est tester son prestataire : évaluer la qualité de la formation qu’il administre, la récurrence de son accompagnement et le temps d’intervention des secours qu’il met en place.

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